B — Barrière intestinale
La barrière intestinale est une “frontière” entre l’intérieur de l’intestin et le reste du corps. Quand elle fonctionne bien, elle laisse passer les nutriments et bloque une partie des éléments indésirables.
Elle repose sur une couche de mucus, des cellules intestinales très jointives (jonctions serrées) et l’immunité locale. Une perméabilité excessive n’est pas un diagnostic à la mode : c’est un phénomène biologique réel, mais qui doit être interprété avec prudence. Elle peut être influencée par l’inflammation, certaines infections, l’alcool, certains médicaments, le stress chronique, et l’alimentation selon les profils. Le microbiote et ses métabolites (comme le butyrate) jouent un rôle de soutien. Côté pratique : régularité digestive, tolérances alimentaires, sommeil et gestion du stress font souvent une grande partie du travail.
B — BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor)
Le BDNF est une protéine qui aide le cerveau à rester “plastique” : apprendre, s’adapter, consolider la mémoire. Il est fortement lié à l’activité physique et à l’hygiène de vie.
Le BDNF soutient la survie neuronale, la synaptogenèse et la plasticité cérébrale. L’exercice (surtout l’endurance et certains intervalles) est l’un des leviers les plus cohérents pour l’augmenter de façon transitoire. Le sommeil et l’exposition chronique au stress jouent aussi, souvent dans le sens inverse. On le mesure parfois en recherche, mais son interprétation clinique est limitée : l’objectif, c’est la fonction (humeur, cognition, énergie), pas un chiffre isolé.
B — Bêta-oxydation
La bêta-oxydation est le processus par lequel le corps “brûle” les graisses pour produire de l’énergie. Elle devient importante quand les apports en glucides sont bas ou lors d’efforts prolongés.
Elle se déroule surtout dans les mitochondries et transforme les acides gras en unités utilisables (acétyl-CoA) pour produire de l’ATP. L’efficacité dépend de l’entraînement, de la fonction mitochondriale, de la disponibilité en oxygène et de l’état hormonal. Une meilleure flexibilité métabolique, c’est savoir passer du glucose aux graisses selon la situation, sans crash d’énergie. En pratique, l’endurance facile, la marche, et la construction de masse musculaire améliorent souvent le terrain.
B — BHB (bêta-hydroxybutyrate)
Le BHB est un corps cétonique produit quand le corps utilise davantage les graisses (jeûne, restriction glucidique, effort long). Il sert de carburant alternatif, notamment pour le cerveau.
Le BHB n’est pas qu’une “énergie” : il peut aussi agir comme molécule de signalisation dans certaines voies liées au stress cellulaire. Les niveaux varient fortement selon l’alimentation, l’entraînement et la durée de jeûne. Les bénéfices potentiels sont très contextuels : certaines personnes se sentent mieux, d’autres moins, surtout si le sommeil, la thyroïde ou le stress sont déjà fragiles. À viser : tolérance, stabilité d’énergie, et pas une cétose “à tout prix”.
B — Biomarqueurs
Un biomarqueur est une mesure objective qui aide à estimer un risque ou un état de santé (prise de sang, tension, tour de taille…). En longévité, ils servent surtout à agir tôt et à suivre les progrès.
Les plus utiles sont ceux qui sont fiables, accessibles et actionnables : ApoB/LDL, glycémie/HbA1c, pression artérielle, triglycérides, CRP, fonction hépatique, etc. Un biomarqueur isolé ne “résume” pas une personne : on regarde un profil et son évolution. La répétition (mêmes conditions, mêmes périodes) vaut souvent plus qu’un test ponctuel. L’objectif Siho : relier chaque biomarqueur à des leviers concrets (sommeil, activité, nutrition, gestion du stress).
(Maillage : Âge biologique • ApoB • HbA1c • Inflammation chronique)
B — Biodisponibilité
La biodisponibilité, c’est la part d’un nutriment réellement absorbée et utilisée par le corps. Deux produits “sur le papier” identiques peuvent avoir des effets très différents.
Elle dépend de la forme chimique, du dosage, de la matrice (gélule, poudre, lipides), du moment de prise, et du terrain digestif. Elle n’est pas toujours corrélée à la dose : parfois mieux absorber vaut mieux que “plus doser”. Les données humaines (pharmacocinétique, marqueurs fonctionnels) sont les plus rassurantes quand elles existent. En pratique, on privilégie des formes documentées, une tolérance digestive solide, et des effets perceptibles/mesurables.
B — Butyrate (acide butyrique)
Le butyrate est un composé fabriqué par certaines bactéries intestinales quand elles fermentent des fibres. Il nourrit la paroi du côlon et soutient un intestin plus “stable”.
C’est un acide gras à chaîne courte (SCFA) associé à l’intégrité de la muqueuse et à une modulation de l’inflammation locale. La production dépend surtout de l’alimentation (fibres tolérées) et du microbiote. Beaucoup de personnes confondent “plus de fibres” avec “mieux” : si le transit est fragile (ballonnements/SIBO), il faut parfois ajuster progressivement. Objectif pragmatique : tolérance + régularité + confort, pas une théorie parfaite.
B — BCAA (acides aminés à chaîne ramifiée)
Les BCAA (leucine, isoleucine, valine) sont des acides aminés présents dans les protéines. Ils sont surtout connus pour leur lien avec la construction musculaire, via la leucine.
La leucine participe au signal anabolique (mTOR), mais le muscle a besoin de l’ensemble des acides aminés essentiels pour réellement construire. Les BCAA seuls peuvent être utiles dans des cas précis (apports protéiques insuffisants, contraintes), mais ils ne remplacent pas une vraie stratégie protéines + force. En longévité, on vise la performance et la masse maigre, sans excès inutile de suppléments.
B — Balance glycémique
La balance glycémique, c’est la capacité à garder une glycémie stable au fil de la journée. Une glycémie trop souvent élevée fatigue le métabolisme sur le long terme.
La stabilité glycémique dépend des repas, de l’activité après repas, du sommeil, du stress et de la masse musculaire. Les pics répétés favorisent insulinorésistance, inflammation de bas grade et hausse des triglycérides chez certains. On suit avec glycémie à jeun, HbA1c, parfois capteurs (CGM) si c’est pertinent. Le levier le plus “rentable” : marcher 10–15 minutes après les repas + renforcer les muscles.
B — Brunissement (tissu adipeux brun / “browning”)
La graisse brune aide à produire de la chaleur en brûlant de l’énergie. Chez l’adulte, elle existe en petite quantité mais peut être stimulée dans certains contextes.
Le froid, l’activité et certains signaux hormonaux peuvent augmenter l’activité thermogénique (UCP1) dans le tissu brun et parfois “brunir” du tissu blanc. C’est intéressant sur le papier, mais l’impact réel sur la perte de poids et la longévité reste modeste comparé aux fondamentaux. À retenir : exposition au froid = outil possible, pas pilier. Priorité : masse musculaire, sommeil, activité quotidienne, métabolisme stable.









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