Le shilajit est-il bon ou mauvais pour vos cheveux ?

shilajit cheveux
Jean-Christophe gadrat

Jean-Christophe gadrat · Fondateur de SIHO

Publié le 03/04/2026

En bref

Aucune étude n'a testé directement l'effet du shilajit sur la chute de cheveux. En revanche, un essai clinique humain (Das et al., 2019) a montré qu'il améliorait la microperfusion cutanée et activait les gènes liés à la synthèse de collagène. Combiné à sa richesse en zinc, fer et acide fulvique, le shilajit agit sur plusieurs des mécanismes biologiques qui déterminent la santé du follicule pileux.

On ne perd pas ses cheveux du jour au lendemain. C'est un processus lent, souvent invisible pendant des mois, qui tient à la qualité de ce qui se passe sous la surface du cuir chevelu : la vascularisation du follicule, l'apport en minéraux, l'état inflammatoire local, la capacité des cellules à se diviser et à produire de la kératine. Quand l'un de ces paramètres faiblit, le cheveu pousse moins vite, s'affine, puis tombe.

Ce qui rend le sujet intéressant du point de vue de la recherche, c'est que les bienfaits du shilajit touchent précisément ces mécanismes. Pas parce qu'il cible le cheveu, mais parce qu'il agit sur la biologie qui le nourrit.

Ce dont un cheveu a réellement besoin pour pousser

Le follicule pileux est l'une des structures les plus métaboliquement actives du corps humain. Les cellules de la matrice folliculaire se divisent toutes les 23 à 72 heures, un rythme qui ne s'observe presque nulle part ailleurs dans l'organisme. Pour maintenir cette cadence, le follicule a besoin de trois choses en permanence : du sang (qui apporte l'oxygène et les nutriments), des minéraux spécifiques (zinc, fer, soufre, cuivre, magnésium) et une énergie cellulaire suffisante sous forme d'ATP.

Quand la microcirculation du cuir chevelu diminue, le follicule reçoit moins d'oxygène. Quand le fer manque, l'hémoglobine transporte moins d'oxygène. Quand le zinc est insuffisant, la division cellulaire ralentit. Quand les mitochondries des cellules de la papille dermique dysfonctionnent, la production d'ATP chute et le cycle capillaire raccourcit. Chaque maillon compte.

C'est pour cette raison que la chute de cheveux est rarement un problème de surface. C'est un signal que quelque chose ne fonctionne pas de manière optimale dans la biologie qui soutient le follicule.

L'étude Das et al. (2019) : quand le shilajit améliore la microperfusion cutanée

L'étude la plus pertinente pour comprendre le lien entre shilajit et santé capillaire ne porte pas sur les cheveux. Elle porte sur la peau. Et c'est justement ce qui la rend intéressante, parce que le cuir chevelu est de la peau.

Das et al. (2019), dans un essai clinique randomisé en double aveugle publié dans le Journal of the American College of Nutrition, ont suivi 45 femmes en bonne santé (30 à 65 ans) pendant 14 semaines. Trois groupes : placebo, 125 mg de shilajit deux fois par jour, ou 250 mg deux fois par jour. L'objectif : mesurer l'effet du shilajit sur la microperfusion cutanée et le transcriptome de la peau (l'ensemble des gènes actifs dans le tissu cutané).

Les résultats du groupe à 250 mg ont montré une amélioration significative de la microperfusion cutanée, mesurée par imagerie dermoscopique. Les images traitées par logiciel MATLAB ont révélé une augmentation de la composante rouge et verte du signal, ce qui traduit une meilleure irrigation sanguine de la peau.

À retenir

Chez 45 femmes (Das et al., 2019, Journal of the American College of Nutrition), 250 mg de shilajit deux fois par jour pendant 14 semaines :

↑ Microperfusion cutanée (mesurée par dermoscopie)

↑ Expression des gènes liés à la migration endothéliale et à la croissance vasculaire

↑ Expression des gènes liés au collagène et à la matrice extracellulaire

Aucun effet indésirable rapporté sur 14 semaines.

Mais l'analyse ne s'est pas arrêtée à l'imagerie. Les biopsies cutanées ont révélé que le shilajit activait des gènes liés à la migration des cellules endothéliales, à la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins et à la synthèse de protéines de la matrice extracellulaire (collagène, notamment). Ces mécanismes sont exactement ceux qui nourrissent le follicule pileux : des vaisseaux qui irriguent, une matrice qui soutient, des cellules endothéliales qui fonctionnent.

En clair

Le transcriptome, c'est la photographie de tous les gènes actifs dans un tissu à un instant donné. Ici, les chercheurs ont montré que le shilajit "allumait" des gènes responsables de la fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins et de collagène dans la peau. Plus de vaisseaux, c'est plus de sang qui arrive au follicule. Plus de collagène, c'est un ancrage plus solide pour la racine du cheveu.

Cette étude n'a pas mesuré la pousse des cheveux. Mais elle établit un mécanisme biologique direct entre la prise orale de shilajit et l'amélioration de la vascularisation et de la structure de la peau. Le cuir chevelu étant un tissu cutané, l'extrapolation est biologiquement cohérente. C'est d'ailleurs l'hypothèse formulée par une revue récente sur le shilajit et la santé féminine (Interscience, 2025), qui suggère que les effets observés sur la microperfusion cutanée pourraient s'appliquer aux unités folliculaires du cuir chevelu.

Les minéraux du shilajit et la kératine : le lien direct

Le cheveu est composé à 95% de kératine, une protéine fibreuse dont la synthèse dépend directement de la disponibilité de certains minéraux. Le shilajit en contient plus de 80, sous forme ionique, rendus biodisponibles par l'acide fulvique qui les chélate et facilite leur absorption cellulaire.

Le zinc est indispensable à la division des cellules de la matrice folliculaire. Une carence en zinc est associée à l'effluvium télogène (chute diffuse) et à l'alopécie areata. Le zinc intervient aussi dans le maintien des glandes sébacées qui protègent le cuir chevelu.

Le fer est nécessaire à la synthèse de l'hémoglobine, qui transporte l'oxygène jusqu'au follicule. L'anémie ferriprive est l'une des causes les plus fréquentes de chute de cheveux chez la femme. Le shilajit a montré un effet anti-anémique dans des études animales, avec une augmentation des taux d'hématocrite et de globules rouges après 11 jours de supplémentation.

Le soufre, présent dans le shilajit, renforce les ponts disulfures qui donnent à la kératine sa résistance mécanique. Sans ces ponts, le cheveu devient cassant et poreux.

Le cuivre participe à la pigmentation du cheveu via la synthèse de mélanine. Le magnésium intervient dans plus de 300 réactions enzymatiques, dont celles qui régulent le cycle capillaire. Une étude sur des femmes présentant un amincissement capillaire perçu a montré qu'une supplémentation en magnésium améliorait le volume, la couverture du cuir chevelu et l'épaisseur des cheveux.

Ce qui distingue le shilajit d'une simple supplémentation en minéraux isolés, c'est l'acide fulvique. Cette molécule agit comme un transporteur biologique : elle traverse les membranes cellulaires et amène les minéraux directement là où ils sont nécessaires. Dans un follicule pileux dont les cellules se divisent toutes les 24 à 72 heures, cette capacité de livraison accélérée n'est pas anecdotique.

En clair

L'acide fulvique fonctionne comme un service de livraison express pour les minéraux. Au lieu d'attendre que le zinc ou le fer soient lentement absorbés par le système digestif puis transportés par le sang, l'acide fulvique les chélate (les emballe) et les dépose directement dans les cellules qui en ont besoin.

Stress oxydatif, inflammation et cuir chevelu

Le stress oxydatif est l'un des facteurs les mieux documentés de la chute de cheveux. Les radicaux libres endommagent les cellules de la papille dermique (la base nourricière du follicule), raccourcissent la phase anagène (la phase de croissance active) et accélèrent le passage en phase télogène (la phase de chute).

L'inflammation chronique du cuir chevelu aggrave ce processus. Elle se manifeste parfois par des pellicules, des démangeaisons, une dermite séborrhéique, mais elle peut aussi être silencieuse. Dans les deux cas, elle fragilise le follicule.

Le shilajit possède des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires documentées dans plusieurs études humaines. Patil et al. (2023) ont montré une réduction du malondialdéhyde (un marqueur d'oxydation) et une augmentation du glutathion et de la superoxyde dismutase chez des patients hypertendus après 30 jours de supplémentation. Niranjan et al. (2016) ont observé une baisse de la protéine C-réactive ultra-sensible (marqueur inflammatoire) chez des patients diabétiques après 12 semaines de shilajit.

Ces études ne portaient pas sur le cuir chevelu. Mais le stress oxydatif et l'inflammation de bas grade sont des phénomènes systémiques : quand ils diminuent dans les artères et les tissus, ils diminuent aussi dans le cuir chevelu. C'est le même corps, la même biologie, les mêmes mécanismes.

En clair

La phase anagène, c'est la période pendant laquelle le cheveu pousse activement. Elle dure normalement 2 à 6 ans. La phase télogène, c'est la période de repos avant la chute. Quand l'oxydation et l'inflammation raccourcissent la première et précipitent la seconde, le résultat est simple : moins de cheveux en croissance, plus de cheveux qui tombent.

Le vieillissement capillaire : un processus qui commence plus tôt qu'on ne le pense

La densité capillaire commence à diminuer vers 30 ans chez certaines personnes. Le diamètre des cheveux se réduit progressivement. La production de mélanine ralentit (les cheveux grisonnent). Les follicules entrent en phase de repos plus fréquemment et la phase de croissance se raccourcit. Ces changements ne sont pas seulement esthétiques. Ils reflètent un déclin des mécanismes biologiques qui soutiennent le follicule.

Le vieillissement du cuir chevelu suit exactement les mêmes trajectoires que le vieillissement vasculaire et cutané : diminution de la microperfusion, accumulation de stress oxydatif, déclin de la production de collagène dans la matrice extracellulaire, sénescence progressive des cellules de la papille dermique. Ce sont les mêmes mécanismes que ceux documentés dans les études sur le shilajit et la peau, et les mêmes que Das et al. ont montré pouvoir être influencés par une supplémentation orale.

Prendre soin de ses cheveux sur le long terme, c'est prendre soin de la biologie qui les nourrit. La microcirculation du cuir chevelu, le statut en minéraux, le niveau d'inflammation systémique, la capacité antioxydante : ce sont des paramètres qui se préservent dans la durée, pas des problèmes qu'on résout avec un shampoing. C'est aussi la logique du SIHO Effect : agir sur les mécanismes fondamentaux plutôt que sur les symptômes.

En pratique

Si vous observez une chute de cheveux inhabituelle, une perte de densité progressive ou des cheveux qui s'affinent, la première étape reste un bilan sanguin : ferritine, zinc, vitamine D, TSH. Ces carences sont fréquentes et corrigeables. Le shilajit peut accompagner cette démarche, pas la remplacer.

Par voie orale, le shilajit fournit les minéraux biodisponibles (zinc, fer, magnésium, soufre, cuivre) et l'acide fulvique qui améliore leur absorption. L'étude Das et al. a utilisé 250 mg deux fois par jour pendant 14 semaines pour observer des effets sur la microperfusion. Le cycle capillaire étant long (un cheveu met 2 à 6 ans à compléter une phase de croissance), il faut compter au minimum 3 à 6 mois de prise régulière avant d'évaluer un changement visible.

En application topique, le shilajit s'utilise dilué dans une huile végétale (huile de coco, d'argan ou de bardane). L'acide fulvique étant une petite molécule capable de traverser les membranes cellulaires, cette application locale permet de délivrer directement des minéraux au cuir chevelu. Le projet knowledge SIHO propose une recette de masque capillaire : 4 g de shilajit mélangés à une cuillère à soupe de miel, un jaune d'oeuf et une cuillère à soupe d'huile de bardane, appliqués sur le cuir chevelu et les longueurs pendant une heure, deux fois par mois.

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Le shilajit ne fait pas repousser les cheveux sur une zone chauve. Aucune substance naturelle ne le peut. En revanche, quand la chute est liée à une carence en minéraux, à un stress oxydatif élevé, à une mauvaise microperfusion du cuir chevelu ou à un déséquilibre inflammatoire, le shilajit agit sur les mécanismes qui entretiennent le problème. C'est une approche de fond, pas un cosmétique de surface. Et c'est exactement cette logique de soutien durable que le SIHO Effect cherche à rendre accessible.

Questions fréquentes

Le shilajit fait-il pousser les cheveux ?

Il n'existe pas d'étude clinique ayant mesuré directement la pousse des cheveux sous shilajit. En revanche, Das et al. (2019) ont montré qu'il améliore la microperfusion cutanée et active les gènes de la matrice extracellulaire, deux mécanismes qui soutiennent le follicule pileux.

Le shilajit peut-il provoquer une chute de cheveux ?

Aucune étude n'a rapporté de chute de cheveux liée au shilajit purifié. Si une chute survient, elle est probablement liée à une autre cause (carence, déséquilibre hormonal) ou à un produit contaminé. La qualité et la pureté du shilajit sont déterminantes.

Au bout de combien de temps voir un résultat sur les cheveux ?

Le cycle capillaire est long : un cheveu met plusieurs mois à passer de la phase de croissance à la chute. Il faut compter au minimum 3 à 6 mois de prise régulière pour évaluer un changement, conformément aux durées utilisées dans les études (14 semaines pour Das et al.).

Sources

Das A. et al. (2019). Skin Transcriptome of Middle-Aged Women Supplemented With Natural Herbo-mineral Shilajit Shows Induction of Microvascular and Extracellular Matrix Mechanisms. Journal of the American College of Nutrition.

Patil S.G. et al. (2023). Effect of purified Shilajit on oxidative stress, arterial stiffness and endothelial function in elderly with hypertension. Indian Journal of Physiology and Pharmacology.

Niranjan K. et al. (2016). Evaluation of the effect of purified aqueous extract of Shilajit in modifying cardiovascular risk. International Journal of Ayurveda and Pharma Research.

Neltner T.J. et al. (2024). Effects of 8 Weeks of Shilajit Supplementation on Serum Pro-c1α1, a Biomarker of Type 1 Collagen Synthesis. Journal of Dietary Supplements.

Revue Interscience (2025). Shilajit For Female Health: An Evidence-Based Review.

Jean-Christophe gadrat

Jean-Christophe gadrat

Fondateur de SIHO

J'explore depuis des années la recherche en longévité, en combinant découvertes scientifiques, micronutrition et compréhension des mécanismes du vieillissement. Ma conviction : la science est un moyen de mieux comprendre le corps pour continuer à profiter de la vie.

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