Le shilajit est-il bon pour la circulation sanguine ?

shilajit circulation sanguine
Jean-Christophe gadrat

Jean-Christophe gadrat · Fondateur de SIHO

Publié le 27/03/2026 · Mis à jour le 02/04/2026

En bref

Le shilajit soutient la circulation sanguine en augmentant la production de monoxyde d'azote, en réduisant le stress oxydatif vasculaire et en améliorant la fonction de l'endothélium. Ces effets ont été mesurés chez des patients diabétiques et hypertendus.

La circulation sanguine est probablement le système le plus sous-estimé du corps. On y pense quand on a les mains froides ou les jambes lourdes, rarement avant. Pourtant, c'est elle qui détermine si chaque cellule reçoit assez d'oxygène, assez de nutriments, assez d'énergie pour fonctionner. Quand la circulation ralentit ou se dégrade, c'est tout l'organisme qui tourne au ralenti. C'est d'ailleurs l'un des bienfaits du shilajit les mieux étudiés par la recherche.

Et ce qui régule la qualité de cette circulation, c'est largement invisible. Ça se joue à l'échelle d'une couche cellulaire unique : l'endothélium.

L'endothélium : le chef d'orchestre silencieux de vos artères

L'endothélium, c'est la fine couche de cellules qui tapisse l'intérieur de chaque vaisseau sanguin. Sa surface totale dépasse les 5 000 m², soit l'équivalent d'un terrain de football. Et malgré cette envergure, il n'a qu'une seule cellule d'épaisseur.

Ce tissu est tout sauf passif. Il produit du monoxyde d'azote (NO), une petite molécule gazeuse qui commande la dilatation des vaisseaux. Quand le NO est produit en quantité suffisante, les artères se relâchent, le sang circule librement, la pression reste stable. Quand sa production baisse, les vaisseaux se contractent, la pression monte, et les plaquettes ont tendance à s'agréger. C'est le début d'un enchaînement qui, à long terme, conduit vers l'hypertension et l'athérosclérose.

Le stress oxydatif est l'ennemi principal de cette mécanique. Les radicaux libres dégradent le NO avant qu'il n'ait le temps d'agir. Ils abîment les cellules endothéliales, qui perdent leur capacité à réguler le tonus vasculaire. Ce phénomène s'accélère avec l'âge, le tabac, le diabète, la sédentarité et l'hypertension elle-même, dans un cercle vicieux bien documenté.

Ce que la recherche montre sur le shilajit et la fonction vasculaire

Plusieurs études ont évalué l'effet du shilajit sur les paramètres circulatoires, avec des résultats qui convergent.

Niranjan et al. (2016), fonction endothéliale chez le patient diabétique

Cet essai randomisé en double aveugle, conduit au Nizam's Institute of Medical Sciences à Hyderabad, a suivi 40 patients diabétiques de type 2 pendant 12 semaines. La moitié recevait 250 mg de shilajit purifié deux fois par jour, l'autre un placebo.

Les résultats sur la fonction vasculaire sont les plus parlants de toute la littérature sur le shilajit. Le groupe traité a montré une amélioration de l'indice de réflexion (RI), de l'index d'augmentation (AIx) et du ratio de viabilité sous-endocardique (SEVR), trois marqueurs qui reflètent directement la santé de l'endothélium et la souplesse artérielle.

En clair

Ces sigles (RI, AIx, SEVR) mesurent tous la même chose sous des angles différents : est-ce que vos artères sont encore souples, ou est-ce qu'elles commencent à se rigidifier ? C'est un peu comme tester l'élasticité d'un tuyau d'arrosage. Plus il est souple, mieux l'eau circule.

À retenir

Chez 40 patients diabétiques (Niranjan et al., 2016), 250 mg de shilajit deux fois par jour pendant 12 semaines :

↑ Monoxyde d'azote (NO)

↑ Glutathion (antioxydant de référence)

↓ hsCRP (inflammation vasculaire)

↓ Malondialdéhyde (oxydation lipidique)

Amélioration mesurée de la fonction endothéliale (indice de réflexion, index d'augmentation, SEVR).

Ce qui compte ici, c'est la cohérence du tableau : moins d'oxydation, moins d'inflammation, plus de NO, meilleure fonction endothéliale. Ce n'est pas un effet isolé sur un seul paramètre. C'est l'ensemble du système vasculaire qui répond.

Patil et al. (2023), stress oxydatif chez les hypertendus âgés

Cette étude, publiée dans l'Indian Journal of Physiology and Pharmacology, a porté sur 60 patients hypertendus de plus de 60 ans. Le protocole : 500 mg de shilajit deux fois par jour pendant 30 jours, en complément du traitement antihypertenseur habituel.

Le groupe shilajit a montré une réduction significative du malondialdéhyde (MDA) et du LDL oxydé (Ox-LDL). En face, la superoxyde dismutase (SOD), le glutathion (GSH) et la capacité antioxydante totale (TAOC) ont tous augmenté de manière significative par rapport au groupe contrôle.

En clair

MDA et Ox-LDL, ce sont les traces de dégât que l'oxydation laisse dans les artères. SOD, glutathion et TAOC, ce sont les défenses naturelles du corps contre cette oxydation. Ici, le shilajit a réduit les dégâts et renforcé les défenses en même temps.

Ces résultats confirment que le shilajit réduit le stress oxydatif vasculaire chez des patients dont les artères sont déjà fragilisées par l'âge et l'hypertension. Le fait que cet effet ait été observé en seulement 30 jours, et en complément des médicaments existants, est un point notable.

En revanche, sur la rigidité artérielle (mesurée par la vitesse d'onde de pouls), l'étude n'a pas montré d'amélioration significative en un mois. Les auteurs eux-mêmes suggèrent qu'une durée plus longue serait nécessaire pour observer un effet sur ce paramètre. Niranjan et al., avec 12 semaines de traitement, avaient quant à eux observé une amélioration de la fonction endothéliale. La durée compte.

L'étude sur la Daphnie, un modèle préliminaire mais révélateur

Une étude plus ancienne a testé l'effet du shilajit sur le cœur de la Daphnie, un micro-crustacé transparent dont le cœur est visible à l'œil nu. Le shilajit a augmenté la force de contraction cardiaque de manière significative. C'est un modèle très simple, qui ne permet aucune extrapolation directe à l'humain, mais qui montre un effet cardiovasculaire mesurable dès les modèles biologiques les plus basiques.

L'effet parasympathomimétique, Kaur et al. (2013)

Un travail publié dans l'American Journal of Men's Health a mis en évidence un effet parasympathomimétique du shilajit. À une dose de 400 µg/mL, le shilajit a provoqué une diminution de la pression artérielle moyenne et de la fréquence cardiaque chez le rat, comparable à l'effet de l'acétylcholine.

Le système parasympathique est la branche "calme" du système nerveux autonome. Il ralentit le cœur, dilate certains vaisseaux et favorise la relaxation vasculaire, notamment via la libération de monoxyde d'azote. Le fait que le shilajit active cette voie apporte une explication mécanistique à ses effets circulatoires.

En clair

Le corps a deux modes : accélérateur (stress, effort) et frein (repos, récupération). L'effet parasympathomimétique, ça veut dire que le shilajit appuie sur le frein : il calme le rythme cardiaque et détend les vaisseaux, un peu comme le fait naturellement votre corps quand vous êtes détendu.

Les mécanismes d'action : pourquoi le shilajit soutient la circulation

Trois mécanismes principaux se dégagent de la littérature.

Le premier est la réduction du stress oxydatif vasculaire. L'acide fulvique du shilajit neutralise les radicaux libres qui détruisent le monoxyde d'azote dans les artères. Quand le NO est protégé, il peut jouer son rôle de vasodilatateur. Patil et al. l'ont confirmé avec des marqueurs concrets : baisse du MDA, baisse du Ox-LDL, hausse de la SOD et du glutathion. Moins d'oxydation dans les artères, c'est plus de NO disponible.

Le deuxième est l'amélioration directe de la production de NO. Niranjan et al. ont mesuré une augmentation des niveaux de monoxyde d'azote après 12 semaines de shilajit. Ce n'est pas seulement une protection passive du NO existant. C'est une stimulation active de sa production par l'endothélium.

Le troisième est l'action anti-inflammatoire. L'inflammation chronique de bas grade abîme les cellules endothéliales et favorise la rigidité artérielle. La réduction de la hsCRP observée par Niranjan et al. indique que le shilajit agit aussi sur cette dimension. Moins d'inflammation, c'est un endothélium qui conserve sa capacité à se dilater et à réguler le flux sanguin.

Ces trois mécanismes ne fonctionnent pas de manière indépendante. Ils sont interconnectés : le stress oxydatif entretient l'inflammation, qui détruit le NO, ce qui rigidifie les artères, ce qui augmente la pression, ce qui accroît le stress oxydatif. Interrompre ce cycle à plusieurs niveaux simultanément, c'est exactement ce que les données sur le shilajit suggèrent.

La dimension systémique : circulation, cholestérol et vieillissement

La circulation sanguine ne se dégrade pas en isolation. Elle est étroitement liée au profil lipidique, comme on l'a vu dans notre article sur le shilajit et le cholestérol, au métabolisme du glucose (le diabète accélère la dysfonction endothéliale), et au vieillissement cellulaire global (les mitochondries des cellules vasculaires s'abîment avec l'âge).

Et c'est précisément ce dernier point qui fait du sujet circulatoire un sujet de longévité. Le vieillissement vasculaire, que l'on aborde en profondeur dans notre article sur le shilajit et le vieillissement, est l'un des processus les plus déterminants dans le vieillissement de l'organisme tout entier. La rigidité artérielle progresse avec les décennies, la production de monoxyde d'azote décline, les cellules endothéliales accumulent des dommages oxydatifs et entrent en sénescence. Ce déclin vasculaire silencieux réduit progressivement la perfusion de chaque organe : le cerveau perd en lucidité, les muscles en capacité de récupération, les reins en efficacité de filtration. Préserver la qualité de sa circulation, c'est préserver sa capacité à vivre pleinement dans la durée.

C'est ce qui rend l'approche systémique du SIHO Effect pertinente : le shilajit n'agit pas uniquement sur la circulation. Il intervient simultanément sur les lipides, sur l'oxydation cellulaire, sur la fonction mitochondriale. Les mêmes composés (acide fulvique, minéraux biodisponibles, DBP) qui soutiennent la production d'énergie dans vos cellules musculaires protègent aussi l'endothélium de vos artères. Ce n'est pas une coïncidence. C'est la logique d'une substance qui agit au niveau cellulaire fondamental.

En pratique

Si vous avez les jambes lourdes en fin de journée, les extrémités froides, ou si votre médecin vous a signalé une tension un peu élevée, la qualité de votre circulation mérite de l'attention. Le shilajit peut accompagner une démarche globale qui inclut l'activité physique (le levier le plus puissant pour stimuler la production de NO), une alimentation riche en nitrates naturels (betteraves, roquette, épinards) et la gestion du stress.

Parlez-en à votre médecin si...

→ Vous prenez un traitement antihypertenseur

→ Vous êtes sous anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire

→ Vous avez des varices, une insuffisance veineuse ou des jambes lourdes chroniques

Le shilajit ne remplace pas un traitement antihypertenseur. Mais les données disponibles montrent qu'il soutient la biologie vasculaire par des voies complémentaires à celles des médicaments. Si vous êtes sous traitement pour la tension ou la circulation, mentionnez-le à votre médecin avant d'intégrer le shilajit : l'effet cumulé sur la pression artérielle ou l'agrégation plaquettaire mérite d'être surveillé.

Prendre soin de ses artères, c'est prendre soin de chaque organe qu'elles alimentent. Le cerveau, les muscles, les reins, la peau. Tout ce qui fait qu'on se sent vivant dépend d'un flux sanguin de qualité. Et ça, ça se construit au quotidien.

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Questions fréquentes

Le shilajit fait-il baisser la tension artérielle ?

Les études ne montrent pas de baisse significative de la tension chez les volontaires sains (Sharma et al., 2003). En revanche, Kaur et al. (2013) ont observé un effet parasympathomimétique chez le rat, avec une diminution de la pression artérielle moyenne. Si vous êtes hypertendu et sous traitement, consultez votre médecin.

Le shilajit améliore-t-il la circulation dans les jambes ?

Les études portent sur la fonction endothéliale et la production de monoxyde d'azote, pas spécifiquement sur l'insuffisance veineuse. L'amélioration du NO et la réduction de l'inflammation vasculaire pourraient avoir un effet indirect, mais aucune étude ne l'a mesuré directement.

Au bout de combien de temps le shilajit agit sur la circulation ?

Patil et al. (2023) ont observé une réduction du stress oxydatif vasculaire en 30 jours. L'amélioration de la fonction endothéliale a été mesurée après 12 semaines par Niranjan et al. (2016).

Sources

Niranjan K. et al. (2016). Evaluation of the effect of purified aqueous extract of Shilajit in modifying cardiovascular risk. International Journal of Ayurveda and Pharma Research.

Patil S.G. et al. (2023). Effect of purified Shilajit on oxidative stress, arterial stiffness and endothelial function in elderly with hypertension. Indian Journal of Physiology and Pharmacology.

Kaur S. et al. (2013). Parasympathomimetic Effect of Shilajit Accounts for Relaxation of Rat Corpus Cavernosum. American Journal of Men's Health.

Revue ScienceDirect (2025). Unlocking the potential of Shilajit in Vascular Dementia: Shilajit in VaD via cAMP/NO, inflammatory pathways.

Jean-Christophe gadrat

Jean-Christophe gadrat

Fondateur de SIHO

J'explore depuis des années la recherche en longévité, en combinant découvertes scientifiques, micronutrition et compréhension des mécanismes du vieillissement. Ma conviction : la science est un moyen de mieux comprendre le corps pour continuer à profiter de la vie.

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