Le shilajit a-t-il vraiment un effet sur la testostérone ?

shilajit testosterone
Jean-Christophe gadrat

Jean-Christophe gadrat · Fondateur de SIHO

Publié le 10/05/2026

En bref

La testostérone baisse de 0,4 à 2% par an chez l'homme dès 30 ans. Cette érosion ne vient pas d'un manque hormonal isolé, elle découle du vieillissement des cellules de Leydig sous l'effet du stress oxydatif testiculaire et de la dysfonction mitochondriale. C'est sur ces trois mécanismes que le shilajit agit, et c'est ce que documente l'étude clinique de référence : 96 hommes de 45 à 55 ans, supplémentés pendant 90 jours, ont vu leur testostérone totale augmenter de 20,45% pendant que leurs hormones de régulation (LH et FSH) restaient à l'équilibre. Précision capitale : il ne s'agit pas d'une stimulation forcée, mais d'une remise en condition physiologique.

« Shilajit testostérone +20% en 90 jours. » C'est probablement l'un des chiffres les plus relayés du marché des compléments masculins. Il vient d'une vraie étude clinique. Et il est presque toujours présenté à côté de promesses qui ne sont pas dans cette étude. Le résultat est une bouillie marketing dans laquelle le lecteur sérieux finit par ne plus savoir ce qui est vrai.

Reprenons les choses depuis le début. Pourquoi la testostérone baisse-t-elle ? Comment le shilajit y intervient ? Que disent les données et que ne disent-elles pas ? L'objectif de cet article est de redonner à ces questions des réponses claires.

Pourquoi la testostérone baisse avec l'âge

La testostérone n'est pas une hormone que les hommes possèdent en stock fixe. C'est une production continue, qui s'organise autour de trois étages physiologiques.

Tout en haut, l'hypothalamus libère de la GnRH, qui pilote l'hypophyse. Au milieu, l'hypophyse libère deux hormones : la LH, qui descend vers les testicules pour stimuler la production de testostérone, et la FSH, qui soutient la spermatogenèse. En bas, dans les testicules, les cellules de Leydig reçoivent ce signal LH et fabriquent la testostérone à partir du cholestérol. C'est ce qu'on appelle l'axe hypothalamo-hypophyso-gonadique.

Avec l'âge, cet axe s'érode. Une revue publiée en 2022 dans The FASEB Journal rappelle que les niveaux de testostérone commencent à baisser dès 30 ans, à un rythme de 0,4 à 2% par an. À 60 ans, un homme produit en moyenne 30 à 50% de testostérone en moins qu'à 25 ans. Cette baisse n'est pas pathologique en elle-même : c'est un processus physiologique de vieillissement. Elle devient pathologique lorsqu'elle est trop rapide ou trop précoce, configuration que la médecine appelle hypogonadisme tardif (late-onset hypogonadism).

En clair

L'hypogonadisme tardif n'est pas la même chose qu'une simple baisse de testostérone liée à l'âge. C'est un syndrome clinique qui combine un faible taux mesuré au laboratoire et des symptômes spécifiques (fatigue, perte de masse musculaire, baisse de libido, troubles du sommeil, baisse de moral). Le diagnostic médical est strict, et le shilajit ne remplace en aucun cas un avis spécialisé en endocrinologie ou en andrologie.

Les symptômes d'une baisse hormonale sont connus : fatigue qui ne se résorbe pas avec le sommeil, perte de masse musculaire malgré l'entraînement, prise de masse graisseuse abdominale, baisse de libido, troubles érectiles, troubles du sommeil, baisse d'humeur, irritabilité. Il est rare qu'ils apparaissent tous ensemble. Souvent, deux ou trois s'installent progressivement, et l'homme s'y adapte sans toujours faire le lien.

Cellules de Leydig, mitochondries et stress oxydatif

Pour comprendre comment le shilajit intervient, il faut descendre au niveau des cellules de Leydig elles-mêmes, c'est-à-dire au cœur de l'usine à testostérone.

Les cellules de Leydig sont des cellules testiculaires hautement spécialisées. Elles produisent la testostérone à partir du cholestérol via une chaîne de transformations enzymatiques qui se déroule majoritairement dans les mitochondries. C'est là que le cholestérol entre, c'est là que les premières étapes de stéroïdogenèse se font, c'est là que tout commence. Sans mitochondries fonctionnelles, pas de testostérone, peu importe la qualité du signal LH qui arrive de l'hypophyse.

Or, les cellules de Leydig ont une particularité : elles sont parmi les cellules les plus vulnérables au stress oxydatif de l'organisme. Plusieurs revues récentes l'établissent clairement. Le simple fait de produire massivement de la testostérone, qui passe par des réactions de transfert d'électrons dans les mitochondries, génère naturellement des espèces réactives de l'oxygène. Quand les défenses antioxydantes locales ne suffisent plus à les neutraliser, l'oxydation s'accumule, les mitochondries se dégradent, et la production de testostérone diminue.

Cette dynamique se compose de quatre mécanismes interdépendants.

  1. Un, la sénescence des cellules de Leydig. Avec l'âge, leur nombre diminue, et celles qui restent répondent moins efficacement au signal LH. Elles produisent moins de testostérone à signal hormonal équivalent.
  2. Deux, le stress oxydatif testiculaire. Les espèces réactives de l'oxygène s'accumulent dans le tissu testiculaire et endommagent les enzymes de la stéroïdogenèse, en particulier la protéine StAR, qui est en charge d'amener le cholestérol à l'intérieur des mitochondries.
  3. Trois, la dysfonction mitochondriale. Les mitochondries des cellules de Leydig perdent en efficacité. La production d'ATP baisse, le transport de cholestérol se ralentit, et l'ensemble de la chaîne de stéroïdogenèse devient moins productif.
  4. Quatre, l'inflammation chronique de bas grade. L'inflamm-aging, ce bruit de fond inflammatoire qui s'installe avec les années, touche aussi le tissu testiculaire et perturbe son fonctionnement.

Ce sont ces quatre mécanismes qui expliquent pourquoi la testostérone baisse, et pourquoi elle ne se restaure pas spontanément. Et c'est précisément sur trois de ces quatre mécanismes que le shilajit agit, selon les données cliniques disponibles.

L'étude clinique de référence sur 96 hommes

Cette étude, publiée en 2016 par Pandit et al. dans la revue Andrologia, est la référence systématiquement citée sur le sujet. Pour de bonnes raisons : c'est la plus rigoureuse à ce jour.

Quatre-vingt-seize hommes en bonne santé, âgés de 45 à 55 ans, ont été recrutés. Pas des hommes hypogonadiques, pas des athlètes, simplement des hommes qui vivent l'érosion hormonale liée à leur âge. Le protocole était randomisé, en double aveugle, contre placebo. Le shilajit purifié a été administré à 250 mg deux fois par jour pendant 90 jours.

Les chiffres mesurés sont les suivants.

Pandit et al. (2016), Andrologia

Testostérone totale : +20,45% (de 398,8 à 474,91 ng/dL, p<0,05)

Testostérone libre : +19,14% (p<0,05)

DHEAS : +31,35% (p<0,05)

LH et FSH : maintenues à l'équilibre

96 hommes, 45-55 ans, randomisé en double aveugle vs placebo, shilajit purifié 250 mg deux fois par jour, 90 jours.

Trois éléments méritent d'être lus attentivement.

Le premier, c'est la valeur absolue. Une testostérone qui passe de 398,8 à 474,91 ng/dL, c'est un gain qui ramène les sujets dans une fourchette plus jeune, sans pour autant atteindre des niveaux supraphysiologiques. La fourchette normale chez l'homme adulte se situe entre 300 et 1000 ng/dL selon les laboratoires. À 474,91, on reste pleinement dans le physiologique.

Le deuxième élément, c'est l'augmentation parallèle de la DHEAS, hormone surrénale précurseur de la testostérone et des œstrogènes. Cette élévation indique que le shilajit ne stimule pas uniquement les cellules de Leydig, il soutient aussi la production androgénique surrénale. C'est cohérent avec son action sur le stress oxydatif et la fonction mitochondriale, qui valent pour les cellules de Leydig comme pour les cortico-surrénales.

Le troisième élément, et c'est probablement le plus important pour comprendre la singularité du shilajit, c'est le maintien de la LH et de la FSH à leur niveau de base. Voici pourquoi cela compte.

En clair

Quand un homme prend de la testostérone synthétique sous forme de traitement substitutif, son cerveau détecte le surplus et baisse la production de LH. La fabrication naturelle de testostérone par les testicules s'arrête, et elle ne reprend pas toujours après l'arrêt du traitement. Avec le shilajit, ce phénomène n'est pas observé : la LH reste stable, ce qui signifie que les testicules continuent à produire normalement.

Le shilajit ne se substitue donc pas à la testostérone : il aide les cellules qui la fabriquent à mieux travailler. C'est une distinction biologique majeure, qui explique aussi pourquoi son profil de sécurité est différent de celui d'une thérapie de remplacement hormonal.

Une seconde étude clinique : fertilité et qualité du sperme

L'étude de Pandit n'est pas isolée. Une seconde étude clinique, publiée en 2010 par Biswas et al. dans la même revue Andrologia, complète le tableau sur un terrain différent : la fertilité masculine.

Trente-cinq hommes infertiles, présentant une oligospermie (moins de 20 millions de spermatozoïdes par millilitre de sperme), ont reçu 100 mg de shilajit purifié deux fois par jour pendant 90 jours. Vingt-huit ont mené le protocole à son terme. Voici ce qui a été mesuré.

Biswas et al. (2010), Andrologia

Testostérone sérique : +23,5% (p<0,001)

Compte spermatique total : +61,4%

Mobilité spermatique : +12,4 à 17,4% selon les délais

MDA séminal (stress oxydatif) : −18,7%

35 hommes oligospermiques, shilajit purifié 100 mg deux fois par jour, 90 jours. L'analyse HPLC a confirmé la présence des composants du shilajit dans le sperme lui-même, attestant d'une diffusion tissulaire effective.

Cette étude apporte deux informations supplémentaires précieuses.

D'une part, la baisse de 18,7% du malondialdéhyde séminal confirme l'action antioxydante du shilajit au niveau du tissu testiculaire lui-même. Ce n'est pas une déduction théorique : c'est un marqueur de stress oxydatif local, mesuré dans le sperme, et qui baisse de façon significative.

D'autre part, l'analyse HPLC a retrouvé les composants du shilajit dans le sperme. Cela démontre que les molécules actives traversent la barrière hémato-testiculaire et atteignent le tissu où se déroule la stéroïdogenèse et la spermatogenèse. C'est une preuve de pénétration tissulaire qui rend la cohérence mécanistique encore plus solide.

Comment lire ces chiffres sans les déformer

Les chiffres de Pandit et de Biswas sont solides. Ils sont aussi couramment surinterprétés. Quelques précisions sont nécessaires pour respecter ce que ces études disent vraiment.

D'abord, la fourchette d'âge des sujets de l'étude Pandit est 45-55 ans. C'est l'âge où le déclin androgénique est déjà significatif. L'étude ne dit pas qu'un homme de 30 ans en pleine forme verra sa testostérone augmenter de 20%. Elle dit qu'un homme dans la cinquantaine, dont les cellules de Leydig commencent à fatiguer, peut bénéficier d'une remise en condition mesurable. L'effet est probablement plus modeste, voire absent, chez un homme jeune avec un niveau hormonal déjà optimal pour son âge.

Ensuite, ces chiffres sont des moyennes de groupe. Certains sujets ont eu une réponse forte, d'autres une réponse modérée, certains une réponse faible. Les essais cliniques ne fournissent pas de garantie individuelle, ils décrivent une tendance statistique. Un homme qui prend du shilajit ne peut donc pas s'attendre à une augmentation précise de 20%, il peut s'attendre à une probabilité raisonnable d'amélioration sur la durée.

Enfin, l'effet observé tient au protocole : 90 jours de prise régulière, à dose suffisante (250 mg deux fois par jour dans Pandit). Une prise irrégulière, ou une durée inférieure, ne reproduira pas ces résultats. C'est cohérent avec ce qu'on sait du temps biologique nécessaire pour qu'un effet sur la stéroïdogenèse se traduise dans les marqueurs sanguins : plusieurs semaines au minimum.

Pour le reste, ce sont deux essais cliniques randomisés contrôlés, conduits sur des populations différentes (hommes sains d'âge mûr d'une part, hommes oligospermiques d'autre part), publiés dans une revue à comité de lecture, avec des résultats convergents et un rationale physiologique cohérent. C'est un niveau de preuve solide pour un complément alimentaire, même si une méta-analyse de plusieurs études indépendantes serait évidemment souhaitable pour consolider ces données.

Place du shilajit dans une stratégie globale

Une production hormonale équilibrée, c'est la résultante d'un mode de vie. Un complément, aussi documenté soit-il, ne peut pas compenser des fondamentaux mal entretenus.

L'activité physique régulière, en particulier la musculation et les exercices composés (squats, soulevés de terre, développés couchés), stimule directement la production de testostérone. C'est l'un des leviers les plus puissants chez l'homme vieillissant, et probablement le plus sous-exploité.

Le sommeil compte autant. Un homme qui dort moins de 6 heures par nuit voit sa testostérone matinale baisser de façon significative. La majeure partie de la production androgénique a lieu pendant le sommeil profond.

La gestion de la masse grasse abdominale, parce que le tissu adipeux convertit la testostérone en œstrogènes via l'aromatase. Maintenir un tour de taille raisonnable est une mesure androgénique en soi.

L'alimentation, avec un apport suffisant en zinc, magnésium, vitamine D et bons lipides (le cholestérol est le précurseur de la testostérone : un régime trop pauvre en gras pénalise la stéroïdogenèse).

La gestion du stress chronique, parce que le cortisol et la testostérone se régulent en miroir : plus l'un monte, plus l'autre tend à baisser. La cohérence entre shilajit et libido et la régulation androgénique passe d'ailleurs en grande partie par cet axe nerveux.

Le shilajit s'inscrit dans cette stratégie comme un actif qui soutient la mécanique cellulaire en arrière-plan. Il ne remplace ni l'entraînement, ni le sommeil, ni l'alimentation. Il accompagne ces leviers en aidant les cellules de Leydig à mieux résister à l'érosion oxydative qui les fait vieillir trop vite.

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Côté posologie, les deux études cliniques de référence ont utilisé des doses de 200 à 500 mg par jour réparties en deux prises, sur 90 jours. Le matin à jeun et en fin d'après-midi sont les fenêtres traditionnelles. Le protocole ayurvédique alterne 10 jours de prise et 5 jours de pause, ce qui permet à l'organisme de maintenir sa sensibilité aux actifs et reflète l'idée d'un soutien cyclique plutôt que d'une stimulation continue.

Précaution

Le shilajit n'est pas un substitut hormonal, ni un médicament, ni un traitement de l'hypogonadisme. Toute baisse de testostérone associée à des symptômes invalidants justifie un dosage sanguin et un avis médical, idéalement chez un endocrinologue ou un andrologue. L'automédication d'un trouble hormonal réel comporte deux risques : l'inefficacité, et le retard de prise en charge d'une cause sous-jacente qui pourrait nécessiter un traitement spécifique.

Parlez-en à votre médecin si...

→ Vous suivez un traitement substitutif de testostérone (gel, injections) ou un traitement hormonal

→ Vous avez un antécédent personnel ou familial de cancer hormono-dépendant (prostate, sein masculin)

→ Vous présentez des symptômes évocateurs d'un trouble endocrinien (gynécomastie, troubles érectiles persistants, fatigue extrême)

→ Vous souffrez d'hémochromatose, de thalassémie ou d'anémie falciforme (contre-indications au shilajit)

Questions fréquentes

Le shilajit augmente-t-il vraiment la testostérone de 20% ?

Oui, c'est un chiffre publié dans une étude clinique randomisée (Pandit et al., 2016) sur 96 hommes de 45 à 55 ans après 90 jours de prise. Mais c'est une moyenne de groupe, pas une garantie individuelle, et le résultat dépend du profil de départ. Un homme de 30 ans avec un niveau hormonal déjà élevé pour son âge n'aura probablement pas le même gain qu'un homme de 50 ans dont les cellules de Leydig commencent à fatiguer.

En combien de temps voit-on un effet ?

Les études cliniques mesurent leurs résultats à 90 jours. Certains hommes ressentent des effets plus tôt sur l'énergie ou la libido, mais la modification mesurable des paramètres hormonaux sanguins demande plusieurs semaines de prise régulière. Le temps biologique de la stéroïdogenèse est lent : il ne faut pas s'attendre à une variation visible en quelques jours.

Le shilajit a-t-il un effet sur la testostérone des femmes ?

Les études cliniques sur la testostérone ont été conduites chez des hommes. Les femmes produisent aussi de la testostérone, en plus petite quantité, via les ovaires et les surrénales. Le shilajit pourrait théoriquement soutenir cette production via les mêmes mécanismes mitochondriaux et antioxydants, mais les données cliniques sur cette population sont absentes à ce jour.

Le shilajit risque-t-il de stimuler la prostate par augmentation de la testostérone ?

C'est une question légitime. La réponse, détaillée dans l'article shilajit et prostate, est rassurante : l'hypertrophie bénigne de la prostate dépend de la DHT intra-prostatique et du contexte inflammatoire local, pas du niveau absolu de testostérone circulante. Une étude animale a même montré un effet protecteur du shilajit sur l'hypertrophie prostatique induite par testostérone.

Sources

Pandit S., Biswas S., Jana U., De R. K., Mukhopadhyay S. C., Biswas T. K. (2016). Clinical evaluation of purified Shilajit on testosterone levels in healthy volunteers. Andrologia, 48(5), 570-575.

Biswas T. K., Pandit S., Mondal S. et al. (2010). Clinical evaluation of spermatogenic activity of processed Shilajit in oligospermia. Andrologia, 42(1), 48-56.

Garza S. et al. (2022). Mitochondrial dynamics, Leydig cell function, and age-related testosterone deficiency. The FASEB Journal, 36(12).

When Testosterone Fades: Leydig Cell Aging Shaped by Environmental Toxicants, Metabolic Dysfunction, and Testicular Niche Crosstalk (2026). Cells, 15(2), 158.

Beattie M. C. et al. (2015). Aging and luteinizing hormone effects on reactive oxygen species production and DNA damage in rat Leydig cells. Biology of Reproduction.

Harman S. M., Metter E. J., Tobin J. D., Pearson J., Blackman M. R. (2001). Longitudinal effects of aging on serum total and free testosterone levels in healthy men. Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 86(2), 724-731.

Jean-Christophe gadrat

Jean-Christophe gadrat

Fondateur de SIHO

J'explore depuis des années la recherche en longévité, en combinant découvertes scientifiques, micronutrition et compréhension des mécanismes du vieillissement. Ma conviction : la science est un moyen de mieux comprendre le corps pour continuer à profiter de la vie.

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