Comment choisir un complément NAD+ : les 6 points à vérifier

Comment choisir un complément NAD+ : les 6 points à vérifier
Jean-Christophe gadrat

Jean-Christophe gadrat · Fondateur de SIHO

Publié le 27/08/2026

En bref

Toutes les formes de vitamine B3 ne se valent pas, et toutes ne sont pas autorisées en Europe. Le nicotinamide riboside l'est, à 300 mg par jour maximum. Le NMN ne l'est pas encore, malgré un avis de sécurité favorable adopté en mars 2026 et publié en mai. Voici les six points à vérifier sur une étiquette avant d'acheter, et ce qu'aucun vendeur n'a le droit de vous promettre.

Pourquoi on n'avale pas du NAD+

Commençons par le contresens le plus courant. Si vous cherchez à faire monter votre NAD+, et nous expliquons ailleurs qu'est-ce que le NAD+ exactement, il ne sert à rien d'avaler du NAD+.

La raison est une affaire de taille et de portes d'entrée. Andrey Nikiforov et Mathias Ziegler l'ont montré en 2011 sur des cellules humaines : les nucléotides comme le NAD+ et le NMN sont dégradés à l'extérieur de la cellule. Seules les formes plus petites, nicotinamide, acide nicotinique et les nucléosides correspondants, franchissent la membrane. Autrement dit, un nucléotide doit se faire découper avant d'entrer, puis se faire reconstruire à l'intérieur.

En clair

La cellule a une porte étroite. Les grosses molécules ne passent pas : elles sont démontées sur le pas de la porte, et seules les pièces détachées entrent. C'est pour cela qu'on prend un précurseur, jamais le produit fini.

Il faut ajouter une nuance que peu de vendeurs mentionnent. Dans son avis de 2019, l'EFSA estime que le nicotinamide riboside est probablement absorbé principalement sous forme de nicotinamide, après hydrolyse dans l'intestin. La fraction éventuellement absorbée intacte serait rapidement métabolisée en nicotinamide dans le sang. Le nicotinamide riboside est donc, pour l'essentiel, une façon élégante d'apporter de la vitamine B3.

Les quatre formes, et leur statut légal

C'est le premier tri à faire, et il est plus simple qu'il n'y paraît.

Les quatre formes et leur statut en Europe

Nicotinamide riboside (NR) Autorisé 300 mg / jour max 230 mg si grossesse ou allaitement Nouvel aliment Règlement UE 2020/16 NMN nicotinamide mononucléotide Pas autorisé Avis de sécurité EFSA favorable en mars 2026 mais un avis n'est pas une autorisation Vente interdite à ce jour Nicotinamide ou niacinamide Autorisé Limite de sécurité 900 mg / jour Vitamine B3 classique, sans flush Acide nicotinique Autorisé mais très limité Limite de sécurité 10 mg / jour Provoque le flush, rougeur et chaleur

Un facteur 90 sépare les limites de sécurité du nicotinamide et de l'acide nicotinique. La forme utilisée n'est donc jamais un détail.

Le nicotinamide riboside est autorisé dans l'Union européenne comme nouvel aliment depuis le règlement d'exécution 2020/16, à hauteur de 300 mg par jour au maximum pour la population adulte générale, et 230 mg par jour pour les femmes enceintes et allaitantes. Ces chiffres ne sont pas indicatifs : ce sont des teneurs maximales inscrites en annexe du règlement.

Le NMN, dont on parle beaucoup depuis les travaux de David Sinclair, n'est pas autorisé à la vente comme complément alimentaire dans l'Union européenne. L'EFSA a rendu un avis de sécurité favorable, adopté le 4 mars 2026 et publié le 11 mai, à 300 mg par jour. Trois précisions comptent ici. Un avis scientifique n'est pas une autorisation de mise sur le marché, laquelle suppose un acte d'exécution de la Commission. Cet avis porte sur un produit précis, celui d'un fabricant identifié, et non sur le NMN en général. Et vous trouverez malgré tout du NMN en vente en France, ce qui vous renseigne surtout sur l'écart entre le droit européen et la réalité des rayons.

Nous avons consacré un comparatif complet à NAD+ vs NMN, quelles différences et laquelle choisir. Restent les deux formes classiques. Le nicotinamide, avec une limite de sécurité fixée à 900 mg par jour pour l'adulte. Et l'acide nicotinique, dont la limite tombe à 10 mg par jour, précisément à cause du flush, cette rougeur avec sensation de chaleur qu'il provoque, que nous rangeons parmi les effets secondaires du NAD+. Un facteur 90 sépare les deux. Lisez donc toujours quelle forme exacte se cache derrière la mention « vitamine B3 ».

Quelle dose, et pourquoi plus n'est pas mieux

Les essais cliniques sur le nicotinamide riboside ont exploré une plage très large, de 100 à 3 000 mg par jour. Ce que l'on sait de façon solide, c'est que l'élévation du NAD+ sanguin est dose-dépendante et rapide.

À retenir

Conze et al. (2019), 140 adultes, huit semaines, essai randomisé contre placebo.

NAD+ sanguin après deux semaines : plus 22 % à 100 mg par jour, plus 51 % à 300 mg, plus 142 % à 1 000 mg.

Ces élévations se maintiennent à huit semaines, sans épisode de flush rapporté.

Élever le NAD+ sanguin est une chose. En tirer un bénéfice clinique en est une autre, et c'est là que les résultats se compliquent.

Car monter en dose ne garantit rien. Ole Dollerup a testé 2 000 mg par jour pendant douze semaines chez quarante hommes obèses : le critère principal, la sensibilité à l'insuline, n'a pas bougé, et rien d'autre non plus. Charlotte Remie a obtenu le même résultat nul à 1 000 mg pendant six semaines. Yasir Elhassan a donné 1 gramme par jour pendant trois semaines à des hommes âgés : les métabolites d'entrée et de sortie ont bien augmenté, mais le NAD+ du muscle lui-même n'a pas varié de façon significative.

La synthèse la plus honnête de ce paysage vient de Mads Damgaard et Jonas Treebak, dans Science Advances en 2023. Après avoir passé en revue les vingt-cinq essais humains publiés, ils concluent que la supplémentation en nicotinamide riboside a montré peu d'effets cliniquement pertinents, et pointent une tendance regrettable de la littérature à exagérer l'importance et la solidité des effets rapportés. Nous vendons ce type de produit, et nous citons quand même cette phrase. Elle vous servira de garde-fou face à toutes les autres pages que vous lirez.

La question des groupes méthyle

Voici un point technique que les bonnes formules prennent au sérieux.

Quand votre organisme élimine le nicotinamide, il le méthyle. L'enzyme responsable, la NNMT, caractérisée dans le foie humain par Sinan Aksoy en 1994, utilise pour cela la S-adénosyl-méthionine, le donneur de méthyle universel du métabolisme. Plus vous apportez de précurseurs, plus vous en éliminez, et plus vous consommez de groupes méthyle. Ce n'est pas une théorie : Samuel Trammell a montré en 2016 que les métabolites méthylés du nicotinamide augmentent de façon dose-dépendante après une prise de nicotinamide riboside.

Faut-il s'en inquiéter ? À dose usuelle, non. Conze n'a mesuré aucune modification de l'homocystéine plasmatique jusqu'à 1 000 mg par jour pendant huit semaines. En revanche, l'essai norvégien NR-SAFE, mené par Haakon Berven en 2023 à 3 000 mg par jour, a observé une hausse modeste mais significative de l'homocystéine sérique. La question devient donc réelle aux doses élevées.

C'est la logique derrière l'ajout de triméthylglycine, aussi appelée bétaïne, dans certaines formules : elle apporte des groupes méthyle. Soyons précis sur ce que cet ingrédient peut et ne peut pas revendiquer. Le règlement européen autorise l'allégation « la bétaïne contribue à un métabolisme normal de l'homocystéine », à deux conditions : au moins 500 mg de bétaïne par portion, et l'obligation d'informer le consommateur que l'effet bénéfique s'obtient avec 1,5 g par jour. Les travaux de Margreet Olthof, en 2003, confirment ce seuil : les baisses documentées de l'homocystéine, de 12 à 20 %, ont été obtenues à 1,5, 3 et 6 grammes par jour.

Précaution

Si un vendeur vous affirme que sa triméthylglycine « protège de l'homocystéine » sans préciser la dose, méfiez-vous. Aucune étude n'a documenté d'effet en dessous de 1,5 gramme par jour, et le règlement européen impose de mentionner ce seuil. Une formule peut contenir de la bétaïne pour une raison métabolique parfaitement valable sans pour autant atteindre la dose à laquelle un effet a été démontré.

Les six points à vérifier sur une étiquette

Voici la grille que nous appliquerions à n'importe quel produit du marché, y compris au nôtre.

Un. La forme est-elle nommée précisément ? « Vitamine B3 » ne suffit pas. Vous devez lire nicotinamide riboside, nicotinamide, ou acide nicotinique. Les limites de sécurité vont de 10 à 900 mg selon les cas.

Deux. Les quantités sont-elles données en chiffres ? Ce n'est pas une politesse, c'est une obligation. L'article 8 de la directive 2002/46/CE impose de déclarer chaque nutriment sous forme numérique, par portion journalière recommandée. Un mélange propriétaire qui masque les dosages est illégal en Europe.

Trois. La dose reste-t-elle dans le cadre ? Pour le nicotinamide riboside, 300 mg par jour au maximum chez l'adulte, 230 mg pendant la grossesse et l'allaitement.

Quatre. Les allégations affichées sont-elles autorisées ? En Europe, un complément NAD+ ne peut légalement revendiquer que ce qui porte sur les vitamines qu'il contient, jamais sur le NAD+, le nicotinamide riboside ou le NMN eux-mêmes. Aucune allégation n'existe pour ces trois-là.

Cinq. Les vitamines associées sont-elles à une dose utile ? Pour qu'une allégation soit employée, le produit doit apporter au moins 15 % de la valeur nutritionnelle de référence par portion. En dessous, la mention n'a pas lieu d'être.

Six. Y a-t-il un contrôle en laboratoire indépendant, et pouvez-vous en voir la trace ? Sur un marché où l'écart entre l'annoncé et le réel est le vrai sujet, c'est le point qui sépare les marques sérieuses des autres.

Ce qu'on n'a pas le droit de vous promettre

Le règlement européen 432/2012 établit la liste des allégations de santé autorisées. Pour la niacine, six allégations existent, dont la contribution à un métabolisme énergétique normal, au fonctionnement normal du système nerveux et au maintien de fonctions psychologiques normales. Pour la riboflavine, on trouve notamment la contribution à la protection des cellules contre le stress oxydatif et à la réduction de la fatigue.

C'est tout. Il n'existe aucune allégation autorisée pour le NAD+, pour le nicotinamide riboside ni pour le NMN. Toute page qui vous promet que le NAD+ « ralentit le vieillissement », « répare l'ADN » ou « rajeunit vos cellules » sort du cadre légal, quelle que soit la beauté du mécanisme invoqué.

Et c'est là que cette histoire rejoint quelque chose de plus large. Un précurseur du NAD+ ne fait pas reculer le vieillissement à lui seul, parce que le vieillissement n'est pas une variable qu'on ajuste. C'est un ensemble de mécanismes qui se répondent : énergie cellulaire, réparation de l'ADN, inflammation de fond, qualité du sommeil, charge oxydative accumulée. Agir sur un point sans toucher aux autres donne rarement grand-chose, et c'est précisément ce que montrent les essais à forte dose qui n'aboutissent pas. C'est toute la logique du SIHO Effect : un complément soutient un terrain, il ne le remplace pas.

En pratique

Si vous décidez d'essayer, choisissez une forme autorisée, une dose dans le cadre réglementaire, des chiffres affichés, des allégations conformes et un contrôle indépendant. Prenez le produit le matin, sur une cure de trois mois, selon le protocole décrit dans quand et comment prendre du NAD+, et jugez sur votre énergie plutôt que sur des promesses.

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Nicotinamide riboside, la forme autorisée en Europe, associé à de la triméthylglycine et aux vitamines B2 et B3. Chaque quantité est affichée en chiffres sur l'étiquette : 150 mg de nicotinamide riboside et 300 mg de triméthylglycine par gélule, vitamines B2 et B3 à 100 % des valeurs nutritionnelles de référence pour deux gélules. Les vitamines B2 et B3 contribuent à un métabolisme énergétique normal et à la réduction de la fatigue. Contrôlé en laboratoire indépendant.

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Parlez-en à votre médecin si...

→ Vous êtes enceinte ou allaitante, la limite réglementaire étant abaissée à 230 mg par jour

→ Vous suivez un traitement au long cours, quel qu'il soit

→ Vous avez une homocystéine élevée connue

→ Vous envisagez de dépasser les doses inscrites sur l'étiquette

Choisir un complément NAD+ ne demande pas d'être biochimiste. Il faut savoir lire quatre lignes sur une étiquette et connaître deux chiffres réglementaires. Le reste relève du récit, et le récit se vend très bien sans avoir besoin d'être vrai. Vous avez maintenant de quoi faire la différence, y compris à nos dépens.

Questions fréquentes

Le NMN est-il autorisé en France ?

Non. Le NMN n'est pas autorisé à la vente comme complément alimentaire dans l'Union européenne. L'EFSA a rendu un avis de sécurité favorable, adopté le 4 mars 2026 et publié le 11 mai, à 300 mg par jour. Mais cet avis porte sur le produit d'un fabricant précis, et un avis scientifique ne vaut pas autorisation de mise sur le marché : celle-ci suppose un acte d'exécution de la Commission européenne.

Quelle dose de nicotinamide riboside est autorisée ?

Le règlement d'exécution européen 2020/16 fixe un maximum de 300 mg par jour pour la population adulte générale, et de 230 mg par jour pour les femmes enceintes et allaitantes.

Faut-il prendre la dose la plus élevée possible ?

Rien ne l'indique. Les essais à 1 000 et 2 000 mg par jour, chez Dollerup, Remie ou Elhassan, n'ont pas produit de bénéfice clinique supérieur, et plusieurs ont échoué à leur critère principal. L'élévation du NAD+ sanguin, elle, est déjà nette à 300 mg.

Un mélange propriétaire est-il un mauvais signe ?

C'est surtout illégal en Europe. L'article 8 de la directive 2002/46/CE impose de déclarer la quantité de chaque nutriment en chiffres, par portion journalière recommandée. Un produit qui masque ses dosages ne respecte pas la réglementation.

La triméthylglycine est-elle indispensable dans une formule NAD+ ?

Elle répond à une logique métabolique réelle, puisque l'élimination du nicotinamide consomme des groupes méthyle. Mais l'effet documenté sur l'homocystéine n'a été obtenu qu'à partir de 1,5 gramme par jour, et le règlement européen impose de mentionner ce seuil lorsqu'on emploie l'allégation correspondante.

Peut-on écrire qu'un complément NAD+ ralentit le vieillissement ?

Non. Aucune allégation de santé n'est autorisée en Europe pour le NAD+, le nicotinamide riboside ou le NMN. Seules les vitamines associées, B2 et B3 notamment, ouvrent droit à des mentions encadrées par le règlement 432/2012.

Sources

Règlement d'exécution (UE) 2020/16 de la Commission du 10 janvier 2020 autorisant la mise sur le marché du chlorure de nicotinamide riboside en tant que nouvel aliment. Journal officiel de l'Union européenne.

Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission du 16 mai 2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires. Journal officiel de l'Union européenne.

Directive 2002/46/CE du Parlement européen et du Conseil du 10 juin 2002 relative aux compléments alimentaires, article 8. Journal officiel des Communautés européennes.

EFSA Panel on Nutrition, Novel Foods and Food Allergens (2019). Safety of nicotinamide riboside chloride as a novel food and bioavailability of nicotinamide from this source. EFSA Journal.

EFSA Panel on Nutrition, Novel Foods and Food Allergens (2026). Safety of beta-nicotinamide mononucleotide pursuant to Regulation (EU) 2015/2283. EFSA Journal.

Scientific Committee on Food (2002). Opinion on the tolerable upper intake level of nicotinic acid and nicotinamide. Commission européenne.

Nikiforov A., Dölle C., Niere M., Ziegler M. (2011). Pathways and subcellular compartmentation of NAD biosynthesis in human cells. Journal of Biological Chemistry, 286(24), 21767-21778.

Conze D., Brenner C., Kruger C. L. (2019). Safety and metabolism of long-term administration of NIAGEN (nicotinamide riboside chloride). Scientific Reports, 9, 9772.

Trammell S. A. J., Schmidt M. S., Weidemann B. J. et al. (2016). Nicotinamide riboside is uniquely and orally bioavailable in mice and humans. Nature Communications, 7, 12948.

Dollerup O. L., Christensen B., Svart M. et al. (2018). A randomized placebo-controlled clinical trial of nicotinamide riboside in obese men. American Journal of Clinical Nutrition, 108(2), 343-353.

Remie C. M. E., Roumans K. H. M., Moonen M. P. B. et al. (2020). Nicotinamide riboside supplementation alters body composition and skeletal muscle acetylcarnitine concentrations in healthy obese humans. American Journal of Clinical Nutrition, 112(2), 413-426.

Elhassan Y. S., Kluckova K., Fletcher R. S. et al. (2019). Nicotinamide riboside augments the aged human skeletal muscle NAD+ metabolome. Cell Reports, 28(7), 1717-1728.

Damgaard M. V., Treebak J. T. (2023). What is really known about the effects of nicotinamide riboside supplementation in humans. Science Advances, 9(29), eadi4862.

Berven H., Kverneng S., Sheard E. et al. (2023). NR-SAFE : a randomized, double-blind safety trial of high dose nicotinamide riboside in Parkinson's disease. Nature Communications, 14, 7793.

Aksoy S., Szumlanski C. L., Weinshilboum R. M. (1994). Human liver nicotinamide N-methyltransferase. Journal of Biological Chemistry, 269(20), 14835-14840.

Olthof M. R., van Vliet T., Boelsma E., Verhoef P. (2003). Low dose betaine supplementation leads to immediate and long term lowering of plasma homocysteine in healthy men and women. The Journal of Nutrition, 133(12), 4135-4138.

Jean-Christophe gadrat

Jean-Christophe gadrat

Fondateur de SIHO

J'explore depuis des années la recherche en longévité, en combinant découvertes scientifiques, micronutrition et compréhension des mécanismes du vieillissement. Ma conviction : la science est un moyen de mieux comprendre le corps pour continuer à profiter de la vie.

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